Nos solutions
Girardin industriel : une réduction supérieure à l’apport, contre un vrai risque
Vous financez du matériel industriel loué à une entreprise ultramarine, à fonds perdus. En échange, vous obtenez l’année suivante une réduction d’impôt supérieure à votre versement. L’opération est rentable si, et seulement si, le montage tient cinq ans.
1 an
le cycle complet : versement, puis réduction l’année suivante
5 ans
l’engagement d’exploitation qui conditionne l’avantage
10 à 15 %
le rendement fiscal usuel, hors défaillance
18 000 €
le plafond spécifique des niches outre-mer
CIF
Conseiller en investissement financier, habilité à recommander des placements
COA & IOBSP
Courtier en assurance et intermédiaire en opérations de banque
ORIAS & CNCEF
Immatriculé au registre unique, adhérent d’une association agréée
Indépendant
Aucune offre maison à placer, aucun objectif commercial de groupe
Le mécanisme
Un placement à fonds perdus, ce qui n’est pas un détail
Le Girardin industriel n’a pas d’équivalent parmi les dispositifs de défiscalisation, et il faut en saisir la logique avant tout chiffre. Vous apportez des fonds à une société de portage qui acquiert du matériel industriel, puis le loue pendant cinq ans à une entreprise exploitante située en outre-mer. À l’issue, le matériel lui est cédé pour une valeur symbolique.
Vous ne récupérez jamais votre apport. Il est consommé par l’opération. Votre seul retour est la réduction d’impôt de l’année suivante, supérieure au montant versé. Verser 10 000 € pour obtenir 11 500 € de réduction représente un gain de 1 500 € en un an, soit un rendement de 15 % sur un cycle court. C’est attractif, et c’est assorti d’un risque qu’aucune brochure ne met en avant.
| Étape | Ce qui se passe | Votre position |
|---|---|---|
| Année N | Vous versez votre apport à la société de portage | Trésorerie sortie, aucune contrepartie encore |
| Année N | Le matériel est acquis puis loué à l’exploitant ultramarin | Vous êtes associé du portage |
| Année N+1 | Vous imputez la réduction d’impôt sur votre impôt dû | Gain encaissé |
| Années N+1 à N+5 | L’exploitant doit poursuivre son activité | Risque de reprise si défaillance |
| Année N+5 | Le matériel est cédé à l’exploitant, la société est dissoute | Opération close, apport non restitué |
La sélection
Ce qui distingue un bon montage d’un mauvais
La garantie de bonne fin
Le point décisif. Certains monteurs s’engagent à prendre en charge la reprise fiscale si le montage échoue, par une assurance ou un engagement sur fonds propres. D’autres non, et le risque repose alors entièrement sur vous. Un rendement affiché supérieur signale très souvent une garantie absente ou plus faible.
La solidité de l’exploitant
C’est lui qui doit tenir cinq ans. Ancienneté, secteur, situation financière, nature du matériel loué : un tractopelle a une utilité durable, un équipement très spécialisé beaucoup moins si l’activité s’arrête.
L’ancienneté du monteur
Combien d’opérations bouclées, combien de reprises fiscales subies par ses clients, et comment elles ont été traitées. Ce marché a connu des défaillances retentissantes, avec des investisseurs redressés plusieurs années après.
L’agrément fiscal
Au-delà de certains seuils, l’opération requiert un agrément préalable de l’administration. Sa présence sécurise le montage. En dessous des seuils, l’opération est de plein droit, donc non contrôlée en amont : la vigilance doit être plus grande encore.
Questions fréquentes
Récupère-t-on son apport à la fin ?
Non, jamais. C’est la nature même du dispositif et sa différence avec tous les autres. Votre apport finance le matériel et n’est pas restitué. Le gain est uniquement l’écart entre la réduction d’impôt obtenue et le montant versé.
Quel est le plafond applicable ?
Le Girardin relève du plafond spécifique des niches fiscales outre-mer, fixé à 18 000 € et non à 10 000 €. Un mécanisme de retraitement permet en pratique de défiscaliser davantage, selon la quote-part rétrocédée à l’exploitant. Le calcul précis dépend du montage.
Que se passe-t-il si l’exploitant fait faillite ?
L’administration reprend la réduction d’impôt auprès de vous, avec intérêts de retard. Sauf si le monteur a souscrit une garantie de bonne fin qui prend en charge cette reprise. Cette garantie est le premier point à vérifier, avant même le rendement.
Est-ce adapté à tout le monde ?
Non. Il faut un impôt sur le revenu élevé et récurrent, une trésorerie disponible dont on n’a aucun besoin, et l’acceptation de perdre l’apport. En dessous de plusieurs milliers d’euros d’impôt annuel, le dispositif n’a pas de sens.
Pourquoi me le propose-t-on toujours en fin d’année ?
Parce que la souscription doit intervenir avant le 31 décembre pour produire effet sur l’impôt de l’année suivante. Cette urgence est réelle, mais elle est aussi un levier commercial commode : elle décourage la vérification du monteur et de la garantie. Un bon dossier supporte deux jours d’analyse.
Le rendement affiché ne dit rien du risque porté
Entre deux Girardin affichant 12 % et 16 %, le second est souvent le plus dangereux : l’écart se paie en général sur la garantie de bonne fin. J’analyse le monteur, l’exploitant et la garantie avant de regarder le rendement, et je déconseille le dispositif à la majorité des personnes à qui on le propose.
Prendre rendez-vousPour aller plus loin
Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Ce type d’investissement présente un risque de perte totale du capital investi, une liquidité quasi nulle avant l’échéance et une durée de blocage contractuelle de plusieurs années. L’avantage fiscal est conditionné au respect de cette durée : sa remise en cause entraîne la reprise de la réduction d’impôt. Il ne doit jamais constituer la seule motivation de l’investissement. 2AP Conseils est immatriculé à l’ORIAS. Toute recommandation est précédée d’un bilan patrimonial et d’une évaluation de votre profil.