Nos solutions
Private equity : financer l’économie réelle, en acceptant d’attendre
Investir dans des entreprises non cotées vise un rendement supérieur aux marchés financiers, en contrepartie d’un capital immobilisé huit à dix ans et d’un risque de perte réel. Longtemps réservé aux institutionnels, le non coté s’est ouvert aux particuliers : encore faut-il que votre patrimoine le supporte.
8 à 10 ans
la durée de vie usuelle d’un fonds de private equity
100 000 €
le ticket d’entrée historique, désormais abaissé
5 à 10 %
la part maximale raisonnable dans un patrimoine
3 à 5 ans
la période d’appels de fonds progressifs
CIF
Conseiller en investissement financier, habilité à recommander des placements
COA & IOBSP
Courtier en assurance et intermédiaire en opérations de banque
ORIAS & CNCEF
Immatriculé au registre unique, adhérent d’une association agréée
Indépendant
Aucune offre maison à placer, aucun objectif commercial de groupe
Le mécanisme
Ce que recouvre le terme
Le private equity désigne la prise de participation au capital d’entreprises non cotées en bourse. Un fonds lève des capitaux, investit dans une quinzaine ou une vingtaine de sociétés, les accompagne pendant plusieurs années, puis les revend. Le produit des cessions est redistribué aux souscripteurs. Ce n’est donc pas un placement qui verse des revenus réguliers : il rend son capital et sa performance par vagues, en fin de cycle.
Le capital-risque
Financement de jeunes entreprises innovantes, souvent avant la rentabilité. Espérance de gain la plus élevée, taux d’échec le plus élevé aussi. Quelques réussites doivent compenser de nombreuses pertes totales.
Le capital-développement
Financement d’entreprises déjà rentables qui veulent accélérer. Profil plus équilibré : moins de multiples spectaculaires, mais une proportion d’échecs nettement plus faible. C’est le segment le plus courant dans les fonds grand public.
Le capital-transmission
Rachat d’entreprises matures, souvent avec effet de levier bancaire. Rendements plus prévisibles, mais sensibilité au coût du crédit : la remontée des taux a pesé sur ce segment.
L’accès
Trois portes d’entrée, trois profils
| Voie d’accès | Ticket usuel | Liquidité | Remarque |
|---|---|---|---|
| Fonds en direct (FPCI, FCPR) | 50 000 à 100 000 € | Nulle avant liquidation | Appels de fonds progressifs sur 3 à 5 ans |
| Unité de compte en assurance vie | 1 000 à 10 000 € | Selon la poche de liquidité du contrat | Fiscalité de l’assurance vie, frais du contrat en plus |
| Fonds evergreen | 10 000 à 50 000 € | Fenêtres de rachat périodiques | Liquidité suspendue en cas de rachats massifs |
La méthode
Comment aborder cette classe d’actifs
Vérifier d’abord ce qui doit exister avant
Épargne de précaution constituée, enveloppes de base alimentées, aucun projet nécessitant ces sommes dans les dix ans. Le non coté est le dernier étage d’une construction patrimoniale, jamais le premier.
Calibrer la poche, puis s’y tenir
Cinq à dix pour cent d’un patrimoine financier constitue un ordre de grandeur raisonnable. Au-delà, le risque d’illiquidité devient structurel : vous ne pouvez plus réagir à un imprévu sans casser une opération en cours.
Étaler sur plusieurs millésimes
La performance d’un fonds dépend fortement de son année de lancement et du cycle économique traversé. Souscrire sur trois ou quatre millésimes successifs lisse cet effet, exactement comme l’investissement programmé lisse le point d’entrée en bourse.
Regarder les millésimes liquidés de l’équipe
Pas la plaquette du fonds en commercialisation, qui ne prouve rien. Les fonds déjà bouclés par la même société de gestion : quel multiple rendu, en combien d’années, avec quel taux de perte. Ces chiffres existent, et un gérant sérieux les communique.
Questions fréquentes
Quelle performance peut-on attendre ?
Les meilleurs fonds ont historiquement dépassé les marchés cotés sur longue période, mais la dispersion entre gérants est considérable, bien plus que sur les marchés actions. La moyenne de la classe d’actifs n’a pas grand sens : tout dépend de l’accès aux équipes performantes. Aucune performance passée ne préjuge des résultats futurs.
Qu’est-ce qu’un appel de fonds ?
Vous vous engagez sur un montant, mais il n’est pas versé en une fois. Le fonds appelle les capitaux progressivement, au fil de ses investissements, généralement sur trois à cinq ans. Il faut donc conserver la trésorerie disponible pendant toute cette période, un point souvent sous-estimé.
Peut-on sortir avant l’échéance ?
En pratique, non, sur un fonds fermé. Il existe un marché secondaire, mais les décotes y sont importantes et les transactions se négocient de gré à gré. Considérez l’argent comme immobilisé pour toute la durée du fonds.
Y a-t-il un avantage fiscal ?
Certains véhicules ouvrent une exonération d’impôt sur les plus-values sous conditions de durée, les prélèvements sociaux restant dus. Les FIP et FCPI, eux, ouvrent une réduction à l’entrée mais relèvent d’une logique différente, plus fiscale qu’économique. L’avantage ne doit jamais être le motif principal.
Private equity ou bourse pour un horizon long ?
Ce sont des compléments, pas des substituts. La bourse reste liquide, diversifiable à faible coût et accessible dès quelques centaines d’euros. Le non coté ajoute une exposition à des entreprises inaccessibles autrement, au prix de l’illiquidité. Commencer par la bourse, ajouter le non coté ensuite.
Le non coté se dimensionne, il ne se découvre pas
La question n’est pas de savoir si le private equity est un bon placement, mais quelle part de votre patrimoine peut supporter dix ans d’immobilisation sans vous contraindre. Cette part se calcule à partir de vos projets et de vos liquidités existantes, pas à partir du rendement espéré.
Prendre rendez-vousPour aller plus loin
Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Ce type d’investissement présente un risque de perte totale du capital investi, une liquidité quasi nulle avant l’échéance et une durée de blocage contractuelle de plusieurs années. L’avantage fiscal est conditionné au respect de cette durée : sa remise en cause entraîne la reprise de la réduction d’impôt. Il ne doit jamais constituer la seule motivation de l’investissement. 2AP Conseils est immatriculé à l’ORIAS. Toute recommandation est précédée d’un bilan patrimonial et d’une évaluation de votre profil.